Le signe des rénégats (Hugo Fregonese, 1951)

Quel plaisir pour l’amateur que de se rendre compte que l’âge d’or hollywoodien est une mine qui n’a toujours pas fini de livrer ses joyaux ! Le signe des rénégats donc, rareté absolue -absente même de la rétrospective Fregonese programmée à la cinémathèque française en 2003- découvert grâce à France 3, s’avère être un très bon film de cape et d’épée, une oeuvre d’usine qui exhale la douce odeur du travail bien fait, une histoire conventionnelle mais racontée avec conviction par un artisan talentueux, j’ai nommé Hugo Fregonese. Hugo Fregonese, argentin d’origine, qui apporte une touche personnelle à ce récit rocambolesque qui se passe en Californie à l’époque de Zorro. En effet, si le scénario est une modèle de concision et d’efficacité narrative, si le réalisateur est parfaitement à l’aise dans la gestion des scènes d’action propres au genre, bien aidé en cela par un acteur principal bondissant en diable (Ricardo Montalban), Le signe des rénégats se singularise par son inhabituelle sensualité. Les rapports de séduction sont au centre de l’intrigue et Fregonese filme avec un égal bonheur le torse musclé de Montalban et les superbes gambettes de Cyd Charisse; le clou du film n’étant pas un duel comme à l’accoutumée dans ce genre du film mais un flamenco absolument éblouissant entre les deux vedettes.
un excellent article sur Hugo Fregonese

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