Desperate (Anthony Mann, 1948)

Quintessence de la série B américaine. Mann encore à ses débuts a déja un talent inouï pour le cadrage, un savoir-faire unique pour le placement de la caméra qui lui permet de ne tourner aucun plan en trop. Le film est évidemment un joyau de concision narrative. En 73 minutes chrono, l’histoire est racontée, avec suffisamment de rebondissements et de suspense pour tenir le spectateur en haleine. Le génie de la série B américaine, particulièrement flagrant dans Desperate, c’est également de rendre les personnages plongés dans des situations conventionnelles crédibles voire même banals en leur donnant juste ce qu’il faut de caractérisation sociale et familiale pour les rendre attachants; le tout sans jamais ralentir le rythme du récit. On pourra juste reprocher à ce film une fin héroïque un peu déplacée, qui jure avec la façon dont le personnage principal était présenté jusque là.

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