L’amour d’une femme (Jean Grémillon, 1954)

L’arrivée d’une jeune doctoresse sur une île bretonne. Bien que l’histoire soit axée autour de la romance entre l’héroïne jouée par Micheline Presle et un ingénieur d’origine italienne, le traitement de Jean Grémillon, est anti-romanesque au possible. La façon dénuée de pittoresque dont est filmée l’environnement villageois (l’église, l’école, les ouvriers au travail…) tire le film vers le néo-réalisme. Certaines séquences sont quasi-documentaires comme celle de l’opération chrirurgicale. Malheureusement, les personnages sont assez schématiques et l’intrigue reste, en dépit du vernis documentaro-féministe, conventionnelle. Il est donc regrettable que Grémillon n’ait pas pris son sujet mélodramatique à bras le corps en se préoccuppant plus de sa narration. En l’état, le dernier long-métrage de l’auteur de Remorques et Le ciel est à vous est assez ennuyeux à regarder.

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8 commentaires sur “L’amour d’une femme (Jean Grémillon, 1954)

  1. Le problème est que Massimo Girotti est doublé et n’a pas l’accent italien ,ce qui est bizarre.Je retiens surtout de ce film le personnage de l’institutrice campée par Gaby Morlay qui meurt sans profiter de sa retraite,presque oubliée de ses élèves qui vont à la recherche de leur animal pendant son enterrement.

  2. revu le film à l’instant et révélation que j’étais jeune et con en février 2008. Je comprends pourquoi j’ai écrit ça et ce n’est pas vraiment faux mais mon regard n’était pas assez aiguisé pour déceler la beauté du film au-delà de son « intrigue ».
    Je laisse cet avis parce que je ne suis pas un révisionniste mais aujourd’hui je suis complètement revenu dessus:
    L’amour d’une femme est un film certes austère mais d’une subtilité, d’une dignité, d’une grandeur et d’une beauté extraordinaires. Oui le traitement n’est pas mélo, et c’est tant mieux!
    Je ne pourrais dire mieux que Paul Vecchiali dans son Encinéclopédie à son sujet.

  3. je souscris totalement à votre mea culpa, ayant d’emblée beaucoup apprécié ce dernier film de Grémillon qui est d’une belle modestie. Le seul qui m’ait réellement déçu est Le ciel est à vous. Le côté « homme et femme d’action » du couple de protagonistes m’a semblé trop affecté, trop appuyé pour tenir la route – les Américains, Hawks notamment, l’ont fait de façon autrement plus convaincante quoique Becker l’a réussi à quelques reprises. Quant à la peinture de la petite famille, je l’ai trouvée d’une niaiserie épouvantable.

  4. bon ben c’est à votre tour de revoir un film (un chef d’oeuvre) de Grémillon! Le ciel est à vous est un film de couple plus qu’un film d’action à la Hawks

  5. pas d’accord, vous occultez l’importance de l’action dans ce film, en particulier pour le personnage de Madeleine Renaud.

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