Diable au soleil (Kings go forth, Delmer Daves, 1958)

De la romance tourmentée sur fond de guerre, le tout saupoudré d’un message bien-pensant. Diable au soleil est un parfait archétype du film « de prestige » hollywoodien, genre d’entreprise impersonnelle taillée sur mesure pour les Oscars dont l’insupportable Tant qu’il y aura des hommes pourrait être considéré comme le parangon. Passer outre les clichés débités à la pelle (ça se passe en France donc je vous laisse imaginer…), les bons sentiments qui tiennent lieu de psychologie, la timide audace (l’héroïne métisse jouée par…Natalie Wood !), les rebondissements prévisibles (la réconciliation des rivaux sous le feu de l’ennemi) alors que le film ne cesse de se prendre au sérieux à coups de tirades lénifiantes comme quoi le racisme c’est pas bien demande une énorme dose de foi au spectateur. Alors bon, le filmage d’un Delmer Daves est moins sec que celui d’un Zinnemann, ses quelques gros plans, son noir et blanc soyeux font que ses séquences de baisers seront toujours plus érotiques que celles de son collègue autrichien -et sans les vagues s’il vous plaît- mais il n’empêche: le film reste médiocre. Pour un beau film sur l’armée américaine en garnison dans une ville européenne, on se tournera vers le moins connu mais nettement moins idiot A bell for Adano.

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Un commentaire sur “Diable au soleil (Kings go forth, Delmer Daves, 1958)

  1. Delmer Daves est plus à l’aise dans le western/.Le sujet est mieux traité dans « imitation of life » (1959) de Douglas Sirk.

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