Johnny Belinda (Jean Negulesco, 1948)

Un médecin nouvellement arrivé dans une petite ville côtière se marie avec une jeune sourde-muette victime d’un viol…
Le sujet donne le ton. C’est mélo/mélo/mélo. Malheureusement, il est difficile de croire à des personnages dont la psychologie se résume à un caractère (la candeur, la bonté, la méchanceté). Sans atténuer leur portée, Borzage introduisait de l’humour dans ses mélodrames, ce qui compensait leur solennité et faisait exister les personnages au delà de leur archétype. Ici, les ficelles énormes d’un scénario extrêmement manichéen guident les protagonistes d’un bout à l’autre du film. A côté de ça, le film est techniquement irréprochable même si dénué du moindre génie plastique. Les images sont jolies, le rythme est d’une belle fluidité et la narration feuilletonesque empêche l’ennui malgré la profonde idiotie de l’histoire racontée.

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