Les voyages de Sullivan (Preston Sturges, 1941)

Le classique de Preston Sturges n’est pas un film si comique que ça. La satire envers le réalisateur d’Hollywood qui se pique de vivre comme un pauvre, sorte de bobo avant l’heure, est pour le moins grinçante et prend un tour carrément sinistre à la fin. Le film est une odyssée, voyage aussi bien physique qu’intérieur et a presque autant à voir avec le récit picaresque qu’avec la comédie. C’est rondement mené mais c’est infiniment moins drôle et joyeux que les chefs d’oeuvre du genre. Ajoutons que le happy end passe par une morale très douteuse (« t’es réalisateur donc on te sort du bagne même si tu as frappé un homme avec une pierre ») sans que cette morale ne semble remise en question par l’auteur.

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3 commentaires sur “Les voyages de Sullivan (Preston Sturges, 1941)

  1. D’accord pour le proto bobo chez les hoboes. Pour le reste le film est toujours ironique sur lui-même avec sa propre critique interne, mais sans être du post machin démiurgique, plutôt de la malice bien placée… Veronika Lake est délicieuse. Quant à la pierre je ne te la jette pas…

  2. la fin ne t’a pas choqué moralement ? je n’y ai pas perçu d’ironie…

    j’aime mieux Kim Bassinger que Véronique Lac.

    je te souhaite de joyeuses fêtes sinon

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