Feuilles d’automne (Robert Aldrich, 1956)

Le rencontre de deux névrosés, une vieille fille et un jeune impuissant. Feuilles d’automne est un excellent mélodrame. L’outrance de la mise en scène de Robert Aldrich (le jeu excessif des acteurs, la Crawford surmaquillée comme à son habitude, Cliff Robertson dont la prestation anticipe celle d’Anthony Perkins dans Psychose, la violence intérieure exprimée par des scènes d’une grande violence physique) est, une fois n’est pas coutume, parfaitement adaptée à son sujet. Cependant, ce voyage à l’intérieur des zones les plus sombres de la pyché est cadré par une impeccable narration à tendance feuilletonesque et la célébrissime chanson de Nat King Cole confère une certaine mélancolie à l’héroïne, elle empêche de faire de sa névrose quelque chose de monstrueux aux yeux du spectateur. Feuilles d’automnes est la preuve qu’il y a eu des bons films psychanalytiques à Hollywood. Simplement, ils n’étaient pas signés Hitchcock.

Une critique plus développée de cette perle méconnue

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Un commentaire sur “Feuilles d’automne (Robert Aldrich, 1956)

  1. Pas beaucoup de « chemistry » entre les deux vedettes.Aldrich et CRawford ont fait beaucoup mieux avec « Baby Jane »
    Curieux aussi comme la chanson de Prévert a été transformée pour « coller » au film.

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