Au gré du courant (Mikio Naruse, 1956)

Chronique douce-amère d’une maison de geishas. C’est du Naruse pur jus. Récit à différents points de vue, rapports entre des personnages féminins montrés dans toute leur complexité, poids de l’environnement moral et social. C’est moins la condition de prostituée que l’évolution d’un commerce dans un environnement économique de plus en plus hostile qui intéresse ici l’auteur. Les difficultés des employées tout autant que des patronnes montrent la dureté du capitalisme sans que le film ne passe pour un pamphlet politique. L’émotion est ténue mais bel et bien présente, notamment dans le dilemme final, dilemme qui est l’aboutissement d’un magistral enchevêtrement narratif. Dilemme qui se résout en fait de la plus terrible des façons mais l’élégance de Naruse, qui joue sur les ellipses et le hors-champ, empêche Au gré du courant de tomber dans le pathos.

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2 commentaires sur “Au gré du courant (Mikio Naruse, 1956)

  1. Bonjour,
    Rare de voir dans la blogosphère des tags Mikio Naruse (l’un de mes réals favoris) et Hideko Takamine, l’une de mes actrices préférées avec Mariko Okada qui joue également dans Au gré du courant. Ce titre est d’ailleurs une parfaite synthèse du style Naruse, et de sa philosophie de la vie. Yamada, ex-Oyuki, est parfaite en tenancière de maison de geishas.

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