Coeur enchaîné (Hiroshi Shimizu, 1937)

Hiroshi Shimizu est considéré par certains historiens du cinéma (ce brave Lourcelles en tête) comme un des précurseurs du néo-réalisme et l’auteur de quelques chefs d’oeuvre de vérité humaine. Coeur enchaîné, l’histoire d’une hôtesse de bar qui lutte pour élever son enfant dans une communauté hostile, n’en fait manifestement pas partie. Tourné en studio, les conventions mélodramatiques y sont vraiment pesantes. Il est difficile de ne pas sortir du film au moment du dernier acte, moment où les ficelles larmoyantes apparaissent dans toute leur grossièreté. Pourtant, Coeur enchaîné n’est pas complètement nul. L’actrice principale, Michiko Kuwano, y est convaincante. Dans un ensemble globalement épuré, Shimizu fait preuve à plusieurs reprises d’un talent évident pour la mise en scène, telle cette séquence où la mère rejetée par son fils rentre chez elle tandis que les enfants vont à l’école en sens inverse. En un plan-séquence, la détresse du personnage est exprimée.

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2 commentaires sur “Coeur enchaîné (Hiroshi Shimizu, 1937)

  1. Hello kazami,

    I’ve seen this movie thanks to a Shoshiku celebration at the « Maison du Japon », Paris.

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