Tomorrow We Live (Egdar G.Ulmer, 1942)

Un gangster, le Ghost, exerce un chantage sur un père de famille évadé. Lorsque la fille de celui-ci revient de l’université, le Ghost va évidemment tenter de se l’accaparer. Mais c’est sans compter la ténacité du G.I amoureux de la demoiselle…
Une série B (ou C, ou Z) fauchée de chez fauchée, avec une image tantôt sous-exposée tantôt surexposée qui confère à l’oeuvre une poésie de la bricole pas rédhibitoire. L’intrigue contient un peu de propagande avec le gentil qui est un soldat et le méchant qui est comparé à Hitler. Il y a une vraie noirceur dans la description de ce vieil homme asservi au caïd. Comme aux yeux de la société, le père n’est qu’un repris de justice, l’auteur du Bandit et du Démon de la chair montre la vérité des caractères au-delà des apparences sociales. Au delà de ces considérations théoriques, Tomorrow We Live est loin de faire partie des meilleurs films d’Ulmer à cause d’une facture vraiment lamentable. Les conditions de production impliquent des images éclairées par-delà le bon sens mais aussi un scénario bourré de coïncidences, un acteur sans charisme dans le rôle du Ghost et un découpage qui abuse des plans lointains lors des scènes de violence. Voici un film pour les cinéphiles pervers, ceux qui aiment traquer les traces de beauté et de singularité dans les films les plus improbables des auteurs maudits. Heureusement, ces films ont souvent le mérite d’être courts.

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