Skidoo (Otto Preminger, 1968)

Une parodie hippisante des films du genre James Bond. Le casting est gratiné (Jackie Gleason, George Raft, Cesar Romero, Mickey Rooney, Richard Kiel, Burgess Meredith…et Groucho Marx !) et la musique de Harry Nilsson est sympathique mais l’absence de trame narrative digne de ce nom tandis que les délires s’éternisent rend le film ennuyeux. Ce manque de rigueur dramatique est un problème récurrent dans les comédies débridées des années 60 (La party par exemple).  Ce n’est évidemment pas dans Skidoo que l’immense talent d’Otto Preminger s’est le mieux exprimé.

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9 commentaires sur “Skidoo (Otto Preminger, 1968)

  1. je viens d’avoir 23 ans (que personne ne m’a souhaité parmi tes amis d’ailleurs) et ce foutu papelard qui marque la fin définitive des jours heureux.
    je suis devenu vieux.
    j’arrête les conneries, je m’installe et je cherche épouse.
    d’ailleurs, tu peux dire aux foutriquettes intéressées d’écrire à .
    Si ça peut aider à convaincre la jeune fille en fleur que je suis un bon parti, fais savoir que, foi dans l’illusion capitaliste aidant, j’ai bon espoir d’arrêter les westerns et les concerts de Bruce Springsteen youtubisés d’ici la Noël.

  2. Il faut que vous m’expliquiez en quoi La Party manque de rigueur dramatique. C’est tout le contraire ! La mécanique du film est parfaite, implacable, la mise en scène de chaque gag est savamment étudiée, jouant constamment sur l’étirement et l’effet boule de neige pour un résultat à mon sens unique dans l’histoire de la comédie américaine. Et puis Peter Sellers en Hrundi V. Bakshi, c’est juste un des numéros d’acteur les plus fabuleux qu’il m’ait été donné de voir.

  3. La party manque de rigueur dramatique au sens où la surenchère burlesque nuit à la dramaturgie.
    Je suis d’accord pour reconnaître la précision de la mise en scène mais celle-ci n’est pas du tout au service du drame.

  4. Mais de quel « drame » parlez-vous ? C’est une comédie bon sang ! Blague à part, je vois où vous voulez en venir. Cela dit, je ne pense pas qu’il faille chercher une quelconque dramaturgie au sens traditionnel du terme dans La Party. C’est un film qui repose sur sa brillante mécanique, sur l’interprétation de Sellers et aussi sur son regard particulièrement incisif sur le gratin d’Hollywood. Cela suffit pour ma part à en faire un chef-d’oeuvre.

  5. je suis d’accord avec vous et je dois dire je n’ai jamais un client très assidu du burlesque (pour que ça me plaise il faut qu’il y ait autre chose quoi).

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