Sur les ailes de la danse (Swing time, George Stevens, 1936)

Un pas de deux de Ginger Rogers et Fred Astaire, c’est une certaine idée de la grâce sur grand écran. Evidemment, il s’agit d’abord de danse, mais la variété des points de vue offerte par la caméra décuple l’émerveillement. L’histoire n’est ici pas très intéressante mais chaque numéro musical est l’occasion de bénir l’outil cinématographique qui a permis d’immortaliser la légèreté aérienne et l’élégance infinie de chaque mouvement du couple. Swing time, c’est la poésie du studio, c’est l’enchantement du factice, c’est l’usine à rêves à son rendement maximal, c’est le cinéma plus beau que la vie, c’est le témoin d’une époque à jamais révolue où l’idée de toucher une caméra n’avait pas encore effleuré des gens comme Michelangelo Antonioni.

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