Le lieutenant souriant (Ernst Lubitsch, 1931)


Brillante comédie basée sur une opérette de Leopold Jacobson et Felix Dormann. C’est drôle, pétillant et plein de métaphores sexuelles. C’est du pur Lubitsch. Il faut voir la séquence qui lance l’intrigue, où des regards mal perçus entraînent les quiproquos. Le comique nait d’un montage magistral. Maurice Chevalier est particulièrement à son aise dans le rôle de ce lieutenant jouisseur. Son jeu, basé sur une perpétuelle complicité avec le public, est comme une ébauche de son travail sur le chef d’oeuvre tourné l’année suivante: Une heure près de toi, où ses adresses à la caméra sont restées dans les annales.
Enfin, la fantaisie laisse poindre une émotion inattentue lorsqu’à la fin, les auteurs se servent des impératifs conventionnels pour magnifier le personnage de Claudette Colbert et approfondir le récit. L’élégance de ce Lieutenant souriant est décidément infinie.

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