La marchande d’amour (La provinciale, Mario Soldati, 1952)

Une histoire banale (simili-Madame Bovary agrémenté d’un soupçon d’inceste) racontée de façon compliquée (flashbacks avec différents narrateurs). Cette construction alambiquée n’a pas grand intérêt, c’est de la poudre aux yeux. Les types, les situations ne s’éloignent jamais des conventions. La morale puritano-bourgeoise est sauve grâce à un personnage de méchante entremetteuse qui porte le poids de tous les péchés. La mise en scène est soignée mais dévitalisée. Il n’y a guère d’émotion: la dramaturgie repose sur des ressorts canoniques du mélodrame mais la forme est compassée, dénuée de tout lyrisme. Enfin, il n’y pas une once d’érotisme alors que tout ça tourne tout de même autour des infidélités de Gina Lollobrigida !

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