Les petites marguerites (V?ra Chytilová, 1966)

Un film qui a fait souffler un vent de liberté dans la Tchécoslovaquie des années 60 mais qui apparaît aujourd’hui comme un gros fourre-tout provocateur dont le n’importe-quoi continuel lasse rapidement. Une oeuvre qui refuse toutes les contraintes n’a finalement pas grand intérêt.

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7 commentaires sur “Les petites marguerites (V?ra Chytilová, 1966)

  1. A vous lire ici ou ailleurs, il me semble que vous n’êtes guère sensible aux « Nouvelles Vagues » en général, si ?
    Découvert à la télévision, il y a deux ou trois ans, ce film m’a laissé un très bon souvenir. Les délires surréalistes m’avaient diverti et je m’était laissé porté par les expérimentations incessantes. J’ai également le souvenir d’une séquence d’orgie assez impressionnante et d’un érotisme assez poussé.

  2. je ne sais pas si c’est le lieu pour un débat sur la Nouvelle Vague mais disons pour aller vite que sans idôlatrer ce mouvement, j’aime certains cinéastes dont on dit qu’ils en sont issus: Rohmer, Truffaut, Demy. plusieurs films de Godard, Resnais, Oshima me plaisent aussi.
    En tout cas, Les petites marguerites est un OVNI que je rattache à l’Avant-garde ou au surréalisme plus qu’à la Nouvelle Vague. C’est un film que je trouve très éloigné des films de Forman(tchèque) ou de Menzel que j’ai pus voir.

  3. Pour rester du côté tchèque, j’ai préféré ces marguerites-là aux trois ou quatre Menzel que j’ai pu voir. Je ne sais trop pourquoi, mais sa mise en scène par « petites touches » finit toujours par m’agacer. C’est un cinéma tout petit. En revanche, j’aime beaucoup Forman, y compris ce qu’il a fait de récent.

  4. Le seul film de Menzel que j’ai vu est son plus célèbre, Trains étroitement surveillés. J’ai le souvenir d’un film au style keatonien, avec une liberté de ton (quant au sexe) qui m’avait agréablement surpris à l’époque. Mais la différence essentielle avec Les petites marguerites, c’est qu’il y a une narration. Voilà, je crois que c’est ça. Elle peut-être complexe, éclatée ou linéaire mais il me faut une narration. Ou alors un discours. Comme dans certains films-essais de Godard. Mais si c’est le surréalisme complet sans queue ni tête pendant une heure et demi, ça ne m’intéresse pas. Aussi plastiquement inventives que puissent être les séquences.
    J’aime les films de Norman McLaren ou de Oskar Fischinger mais s’ils duraient plus de cinq minutes, je me ferais chier je crois.

  5. étonnant, en ce qui me concerne j’ai été séduit par ce petit film débridé et poétique. On dit souvent de Godard – lequel j’exècre foncièrement – que ses images respirent. Mais cette personnification me paraît bien plus appropriée à un film comme Les Petites Marguerites. Quelque part ça m’a aussi fait penser à des Demoiselles de Rochefort dont on aurait remplacé pas mal de niaiserie par pas mal de fantaisie. Vraiment une belle surprise !

  6. de ce que j’en ai vu, j’ai peur d’avoir énormément de mal avec le cinéma de Demy…
    Par contre pour revenir du côté de la Tchécoslovaquie, j’ai vu récemment un film qui risque fort de vous plaire: Le Miroir aux Alouettes. On y passe du rire aux larmes avec énormément de tact et de « gusto », comme ils disent outre-Atlantique.

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