L’enfer de la corruption (Force of evil, Abraham Polonsky, 1948)


Le cas de conscience d’un avocat au service de la pègre confronté à son frère qui lui est honnête.
On ne peut nier une certaine force dans la mise en scène -lors des quelques séquences d’assassinat notamment- mais la fable gauchiste est lourdement moralisatrice et convenue dans son déroulement. L’enfer de la corruption ne vaut pas les œuvres contemporaines de Jules Dassin, autre communiste hollywoodien qui réalisait des films noirs.

6 commentaires sur “L’enfer de la corruption (Force of evil, Abraham Polonsky, 1948)

  1. Pas l’impression d’avoir vu le même film, Christophe ! je n’ai pas vu la fable gauchiste mais la magnifique parabole biblique (Adam et Caïn). Rien de moralisateur non plus puisque la narrateur est aussi corrompu que ceux qu’il côtoie et rien de pesamment doctrinaire même si le capitalisme américain est dans la ligne de mire de Polonsky. Et puis il faut aussi mentionner des dialogues incroyables de poésie (le fameux « I feel like midnight » de Garfield), le jeu tout en intériorité du « Gabin du Bronx » et l’un plus beaux rôles féminin du film noir (la Doris de Beatrice Pearson, ni garce ni ingénue). Quant aux jeux d’ombre de la mise en scène, aux somptueux mouvements de caméra terminaux, ils sont la marque d’un vrai chef d’oeuvre.
    Est-ce trop demander que de demander un second visionnement ?

  2. merci Eric de ce contrechamp enflammé!
    Tu m’as donné envie de redonner une chance à ce film. Effectivement, je l’avais vu à la télé américaine, dans des conditions pas optimales du tout, peut-être même que la subtilité de certains dialogues m’avait échappé.
    Malgré le fait que j’exècre l’autre film que j’ai vu de Polonski, Willie Boy, (mais qui est nettement plus tardif), je redonnerai une chance à L’enfer de la corruption lorsque l’occasion de le revoir se présentera. Je ne manquerai alors pas de t »informer de mon nouveau(?) ressenti.

  3. Les conditions de visionnement ont effectivement leur importance. La superbe copie de Carlotta sur mon Sony Bravia change assurément la donne !

  4. Et, donc…revu, douze ans après la découverte.
    J’ai nettement mieux apprécié. Eric, tu avais raison, le film est un parabole biblique plus qu’une fable gauchiste. Un peu de lourdeur sursgnifiante dans les -trop- abondants dialogues et un récit évidemment schématique n’empêchent pas le film d’impressionner par sa densité, sa rapidité, la complexité tragique de sa dramaturgie et ses acteurs tous impeccables. Et heureusement que je ne « niais pas la force » de cette exceptionnelle scène se terminant par le meurtre avec un des derniers quatuors de Beethoven en fond sonore…

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