Tendre poulet (Philippe de Broca, 1978)

Alors qu’elle enquête sur une série de meurtres de parlementaires, une femme commissaire de police retrouve un amour de jeunesse, devenu professeur gauchiste.

Une comédie sentimentalo-policière ancrée dans son époque qui s’amuse du gauchisme, du féminisme et d’autres mots en -isme. Le ton est léger, il y a les dialogues d’Audiard qui sont une force en même temps qu’une limite du film à cause de leur apparence parfois surécrite. Heureusement, les acteurs les font généralement sonner d’une façon naturelle. On n’est pas dans le bon mot pour le bon mot. L’intrigue policière n’est pas très bien ficelée mais on y  retrouve la gentillesse foncière de de Broca, sa tendresse pour les doux rêveurs mélancoliques fussent-ils des assassins. Tendre poulet fut une commande bouclée en attendant de pouvoir réaliser Le cavaleur mais on y retrouve sans peine la personnalité de son auteur.
Ce qui rend ce film éminemment sympathique, c’est la relation entre Annie Girardot et Philippe Noiret. C’est finalement rare au cinéma les histoires d’amour entre personnes, disons, « mûres ». Du coup, on pense d’emblée  à Sur la route de Madison; ce qui est évidemment très -trop- flatteur pour un film aussi modeste. Il n’en reste pas moins que les deux vedettes forment un très beau couple, un couple si attachant que Philippe de Broca tournera une suite à leurs aventures sur laquelle nous reviendrons très prochainement. Pour finir, un mot sur la musique de Delerue qui insuffle ce qu’il faut de nostalgie à la comédie.

3 commentaires sur “Tendre poulet (Philippe de Broca, 1978)

  1. J’ai regardé l’autre soir comme ça passait à la télé (Arte, où on peut encore voir quelques films à une heure de veille) : c’est sympathique, mais j’espérais en voyant la bande-annonce, que PDB ait un peu mieux développé la romance, qui est traitée par-dessus la jambe. Au lieu de ça il se focalise sur l’intrigue policière qui précipite le film dans un comique un peu vain avec force clichés sur la femme de tête dans un milieu machiste… Dommage.

    • J’avais plutôt pensé l’inverse à l’époque: l’intrigue policière moins importante pour de Broca que la romance. C’est attachant mais ce n’est pas un des chefs d’oeuvre du cinéaste.

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