De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites (Paul Newman, 1972)

Une femme américaine élève seule ses deux filles de 13 et 17 ans. Elle tente de s’en sortir socialement et surtout sentimentalement et émotionnellement.

Et oui, c’est l’émotion qui est au centre de l’oeuvre. Les états d’âme d’une Joanne Woodward sublimée sont l’objet des attentions de la caméra de son mari. Derrière un très beau titre sibyllin dont la signification est révélée au cours du film, De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites est le superbe portrait d’une femme à la sensibilité à vif. Sans tambour ni trompette mais avec une justesse et une élégance de chaque instant (voyez notamment le soin apporté au cadre, à la photo), Newman magnifie le combat de cette héroïne des temps modernes qui se bat au quotidien sans même en avoir conscience, qui souffre, qui se cogne, qui se plante mais qui sera -peut-être- sauvée par son amour incommensurable. Le cinéaste se révèle héritier de Kazan, mais un Kazan qui aurait troqué ses discours théoriques (psychanalytiques, sociologique…) contre une empathie inconditionnelle envers ses personnages. D’où l’impression de vérité nue. D’où le souffle d’espérance ressenti à la fin de la projection.

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4 commentaires sur “De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites (Paul Newman, 1972)

  1. Have you seen The Shadow Box?

    It’s as narrowing, as penetrating as anything made by Naruse, Brisseau or Lupino. Almost as though Newman found his way to them through Cassavetes, but a Cassavetes without the whole untidy violence, a Cassavetes who is able to convert those violent outbrokes in a kind of serene self-acceptance.

  2. I don’t even know The Shadow Box.

    but yes, gamma rays reminded be Cassevettes, and I agree with you when u talk about « a Cassavetes who is able to convert those violent outbrokes in a kind of serene self-acceptance ». it is well defined. maybe it has to do with love, « my heart is full » says Joane Woodward at the end of the movie, her emotionnal weakness does not break her but it saves her.

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