La sport favori de l’homme (Howard Hawks, 1964)

Un expert connu pour ses articles sur la pêche est invité par une jeune attachée de presse à un tournoi. Seul problème: le journaliste n’a jamais pêché de sa vie.

Avec cette comédie loufoque, Howard Hawks tenta de renouer avec ses réussites passées, L’impossible Monsieur Bébé en premier lieu. Malheureusement, Le sport favori de l’homme n’est qu’un pâle ersatz des classiques hawksiens. La faute d’abord à un rythme paresseux. Le film dure deux heures, c’est bien trop long au vu de l’indigence dramatique du film. Les gags sont peu inventifs voire simplement repris tel quel des comédies précédemment réalisées par Hawks. Enfin, Rock Hudson, en s’appliquant à copier Cary Grant, fait cruellement regretter l’absence de son prédécesseur dont il n’a ni la fantaisie naturelle ni le charme inné. Son corps horriblement guindé n’est pas à son aise avec le burlesque hawksien. Bref, ce recyclage très faiblard n’a pour intérêt qu’une poignée de moments sympathiques dans lesquels les vieilles recettes hawksiennes parviennent à arracher un sourire ainsi que le charme de la trop rare Paula Prentiss.

Publicités

2 commentaires sur “La sport favori de l’homme (Howard Hawks, 1964)

  1. J’en ai un meilleur souvenir, mais encore une fois trop lointain pour que je puisse argumenter un minimum. Peut être que je n’en attendais pas grand chose et qu’avec Howard Hawks, ça reste quand même d’un certain niveau. Passé « Hatari », ses films sont des variations sur ce qui avait fait son succès et on a du mal à départager ce qui est délibérément commercial de ce qui est plus profondément la réflexion d’un homme sur son art (on va dire comme ça) dans un période ou cet art par en capilotade. Avec le temps, je préfère retenir le charme qui en reste, la façon de filmer Paula Prentiss et le plaisir qu’il a à reconstruire certains gags (celui qui vient de Bringing up baby, je m’en souviens bien).

  2. El Dorado m’a autrement plus convaincu, même Rio Lobo à la rigueur…
    peut-être parce que le style très « tranquille » que Hawks avait alors adopté convient mieux à des westerns qu’à des comédies.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s