Noblesse oblige (Kind Hearts and Coronets, Robert Hamer, 1949)

Pour hériter d’un titre de noblesse, un homme assassine différents membres de sa famille.

Un très mauvais film. L’intérêt du récit est complètement annihilé par une vision impertubablement cynique qui réduit le personnage à un pantin. Le film est complètement dénué de sentiments, sentiments qui sortiraient Noblesse oblige de ses rails, de son finalement très conformiste anti-conformisme. De plus, l’absence de gags dignes de ce nom alors que le film est censé être une comédie, la mise en scène désespérément statique achèvent de le rendre insupportablement ennuyeux. Reste la performance d’Alec Guinness interprétant huit personnages différents mais ça n’est justement qu’une performance et la différence entre le cinéma et le sport, c’est qu’au cinéma on se fiche éperdument des performances en tant que telles. Partie intégrante d’un ensemble complètement guindé, l’interprétation de Guinness n’apporte pas le semblant de vie qui fait cruellement défaut à Noblesse oblige donc elle n’a finalement aucune importance.

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