A Canterbury tale (Michael Powell & Emeric Pressburger, 1944)

Dans la campagne anglaise, les tribulations d’un soldat américain, d’un soldat angais et d’une jeune fille du pays.

Un film qui souffre gravement de son manque d’unité dramatique. L’intrigue simili-policière censée lier une matière qui brasse romance, propagande et pittoresque villageois est à dormir debout. Cette matière hétérogène est pourtant analogue à celle des chefs d’oeuvre première manière des Archers (Colonel Blimp, Je sais où je vais) et l’échec de A Canterbury tale permet de se rendre compte combien l’art du tandem relève du périlleux numéro d’équilibriste, combien leur réussite est miraculeuse. On retrouve d’ailleurs dans le plus joli moment du film, avec hautes herbes  et gros plans de visages, un peu de la poésie tellurique de Je sais où je vais. A Canterburty tale n’en reste moins un film long et ennuyeux, l’interminable séquence de propagande qui le clot nous rappelant combien ce film est pesant.

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