Mon homme (Bertrand Blier, 1996)

Une prostituée au grand coeur recueille un clochard qui devient son maquereau.

C’est nul. La mécanique Blier donne l’impression de tourner à vide. La truculence qui équilibrait le côté abstrait dans ses meilleurs films n’est plus là. Il y a toujours beaucoup de sexe mais les scènes sont systématiquement auréolées d’un apparat de gravité. D’une manière générale, Mon homme est plombé par une emphase perpétuelle. Celle-ci se manifeste d’abord par des dialogues qui n’ont plus la verdeur d’antan. L’emphase est aussi appuyée par la musique de Gorecki déja utilisée par Pialat dix ans auparavant dans Police.

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3 commentaires sur “Mon homme (Bertrand Blier, 1996)

  1. Vous êtes un peu dur (le film possède quelques beaux moments, me semble t-il) mais il y a un point sur lequel je vous suis : après « trop belle pour toi » (son dernier chef-d’oeuvre), Blier s’est un peu laissé piéger par une emphase un peu pénible…

  2. je suis sans doute passé à côté à cause de mon inattention croissante au cours du film.
    mais aucune volonté de casser pour casser, je dis du bien de La femme de mon pote juste en dessous !

  3. Ce n’était pas la même période ! Je partage votre opinion sur l’évolution du cinéma de Blier, mais pour aller dans le sens du bon Docteur, je crois que « Mon homme » est peut être celui dont j’ai le meilleur souvenir de ses derniers films. « Merci la vie » m’avait vraiment déplu, celui-ci m’avait redonné envie de le suivre un moment.

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