Association criminelle (The big combo, Joseph H.Lewis, 1955)

La croisade d’un flic pour arrêter le caïd Mr Brown.

A partir de ce canevas basique, les auteurs ont développé un film riche de sens, aux caractères plus complexes qu’il n’y paraît. The big combo est une sorte de quintessence de la série B tel qu’idéalisée par les cinéphiles. C’est un film sec à la mise en scène épurée mais très évocatrice et riche de sens. Voyez les cadres ne contenant que l’essentiel en terme d’accessoires et de décors. Voyez la façon dont Mr. Brown se comporte avec sa maîtresse, tout prisonnier de son désir qu’il est. En deux plans trois mouvements (de l’acteur), Lewis épaissit un personnage archétypal. En effet, bien que le film soit anti-sentimental au possible, ses personnages de durs sont secrètement romantiques. Sans le moindre épanchement, il est clairement signifié que le flic agit essentiellement par amour. Dans ce rôle, Cornel Wilde est comme à son habitude excellent, insufflant chair et sang à un archétype en usant d’un minimum d’effets.

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3 commentaires sur “Association criminelle (The big combo, Joseph H.Lewis, 1955)

  1. Le travail sur les ombres et les lumières est aussi à noter dans ce film de Lewis, mais je lui préfère Gun Crazy ou Le démon des armes en français, disponible en zone 1 dans le coffret film noir warner.
    Dans The big Combo, il m’est arrivé de perdre un peu le fil de l’histoire notamment à cause du traitements des personnages féminins. Si Lewis dépeint par petites touches le romantisme caché des personnages masculin, il oublie de nous dire pourquoi ou comment Rita, Alicia et Susan font tourner les têtes.
    là où dans Gun Crazy, sans perdre leur part de mystère, les protagonistes gardent cohérence et vie.

  2. je comprends votre ressenti mais je n’ai pas besoin de beaucoup d’explications narratives pour admettre en tant que spectateur qu’une actrice hollywoodienne fasse tourner la tête des personnages masculins.

  3. En réalité, il s’agissait plus d’une réflexion à voie haute pour comprendre pourquoi je n’avais totalement adhéré à ce récit de Lewis. Je crois tout simplement que le scénario aurait gagné à ce que les personnages féminins ne soient pas juste des potiches hollywoodiennes.

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