Les bravados (Henry King, 1958)

Un étranger arrive dans une petite ville de l’Ouest la veille de la pendaison d’une bande de pilleurs de banque…

Et je n’en dis pas plus parce que l’exposition des Bravados est une des toutes meilleures du genre. Les informations sont distillées avec parcimonie, entretenant magistralement le mystère autour des personnages sans jamais que ce mystère ne devienne une fin en soi et n’en vienne à altérer l’intérêt de leurs caractères. Par la suite, le déroulement du film devient plus conventionnel mais Henry King sait exploiter les passages obligés pour épaissir ses personnages. Le talent de ce vétéran de la mise en scène se manifeste par exemple dans les séquences de violence d’une dureté assez inhabituelle. Cette dureté permet notamment d’exprimer l’horreur des sentiments qui animent les protagonistes, fussent-ils du bon côté de la barrière. Ces éclats au sein d’un ensemble d’une magnifique facture classique (c’est toujours Shamroy à la photo) contribuent au discours simili-langien d’un western qui se veut intelligent. On regrette donc les petites lourdeurs du scénario qui appuient ce discours à la fin. Elles empêchent Les bravados de se hisser à la hauteur de La cible humaine (le chef d’oeuvre de King dans le genre) ou des westerns de Mann scénarisés par Borden Chase. Il n’en reste pas moins un très bon film.

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