Illusions perdues (That uncertain feeling, Ernst Lubitsch, 1941)

L’épouse d’un bourgeois new-yorkais s’amourache d’un critique d’art.

Génial et merveilleux. Lubitsch brocarde aussi bien le conformisme bourgeois que le snobisme arty. Le trait sur la veulerie du personnage de Burgess Meredith est peut-être un peu trop forcé à la fin mais dans l’ensemble, le style se caractérise par la suprématie du tact. Le regard de l’auteur sur ses personnages est gorgé de tendresse. En 85 minutes, Lubitsch en dit plus sur la communication dans le couple qu’Antonioni en 20 films. Rarement l’incompréhension entre un mari et une femme aura été aussi évidente que lors de la séquence du début où le mari « keekse » sa femme. Et tout ça est montré avec une divine légèreté, un humour irrésistible. Mais quelle classe ce Lubitsch, quelle classe!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s