Le trésor d’Arne (Mauritz Stiller, 1919)

Dans la Suède du XVIème siècle, une jeune fille tombe amoureuse d’un des trois hommes qui massacrèrent sa famille.

Pourquoi, en dépit d’une intrigue lourdement moralisatrice et d’une narration parfois encombrée d’intertitres, ce classique du cinéma muet suédois n’a t-il guère vieilli? Parce que la mise en scène donne une véritable présence aux éléments filmés. Ce qui frappe quand on regarde Le trésor d’Arne, c’est le poids de la matière qui en fait le contraire d’une oeuvre de conventions. Les gueules burinées, les barbes perlées de glace, les traits évanescents des jeunes filles (superbe Mary Johnson!), la neige, le vent qui balaye tout ça, la puissance dramatique de certains cadrages, le pittoresque parfaitement dosé des scènes de genre…A la manière du western, l’inscription de la légende dans un cadre géographique et social déterminant lui donne une consistance profonde et inspire à Mauritz Stiller des séquences magistrales. Je songe à l’évasion du début, scène d’action au déroulement parfait, aussi bien qu’à la sublime procession finale sur la mer gelée. Un très beau film.

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