Stranger on horseback (Jacques Tourneur, 1955)

Un juge a bien l’intention d’arrêter le fils meurtrier du plus puissant propriétaire de la région.

Stranger on horseback est le moins bon western de Jacques Tourneur. Comme souvent chez lui, il n’y a pas beaucoup d’action et pas mal de dialogues mais le problème c’est qu’ici, toutes les scènes sont soumises à l’intrigue, très conventionnelle. Les fascinants méandres narratifs, le ton détaché et la poésie si particulière de Wichita, Great Day in the Morning et Canyon Passage sont absents ici. L’idiotie profonde du retournement final montre bien que la convention, en l’occurrence celle du happy-end, a été préférée à la logique (que cette logique soit narrative, psychologique ou plastique). Enfin, il faut préciser que l’état déplorable de conservation de l’AnscoColor, procédé de couleur qui n’a pas fait long feu, fait qu’aujourd’hui, il est difficile de voir une copie de ce film qui n’ait pas viré au rose orangé. C’est évidemment dommageable.

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