Cossacks in exile (Edgar G.Ulmer, 1939)

Opprimés par Catherine de Russie, des cosaques ukrainiens s’exilent en Turquie.

Cossacks in Exile est un film américain tourné en langue ukrainienne de la même façon que des petits studios new-yorkais produisaient des films yiddish. Evidemment, le budget n’est pas énorme mais en adaptant un opéra-comique de Semyon Artemovsky, Edgar G.Ulmer et Vasile Ayramenko ont réussi à évoquer la nostalgie des déracinés. Sans se focaliser sur des drames individuels, la première partie raconte comment le peuple en est venu à s’exiler. La succession d’images de désolation reliées par les lamentations d’un barde a une certaine force pathétique. Les beaux plans nocturnes sont parfois agrémentés de couleurs au pochoir. Dans sa deuxième partie, le film se focalise sur les pitreries d’un cosaque porté sur la bouteille. Pour ces raisons (exil, nostalgie, alcoolisme joyeux, plans hérités de Murnau, ruptures de ton), Cossacks in Exile est peut-être le film le plus fordien d’Ulmer. Il est dommage que la fin soit confuse au point que deux personnes qui m’accompagnaient à la projection n’ont pas mieux compris que moi le dénouement. Peut-être que l’absence de sous-titre sur certaines chansons n’a pas aidé pas.

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