Don Quichotte (G. W. Pabst, 1933)

Un vieil hidalgo qui a lu beaucoup de romans de chevalerie s’en va défendre la veuve et l’orphelin.

Condenser un bon millier de pages en un film d’à peine une heure demandait évidemment à l’adaptateur de supprimer beaucoup d’épisodes du fabuleux roman de Cervantès. Paul Morand, scénariste de luxe, ne s’est visiblement pas montré assez drastique dans cette tâche. Il y a trop de péripéties compte tenu du métrage final. Le film ne prend pas le temps d’exposer les différentes situations, de les dramatiser, bref de mettre en scène ce qu’il raconte. D’où l’impression pour le spectateur d’être en face d’une succession d’images sans enjeu qu’il regarde avec un détachement complet. Dans ces conditions, difficile également de faire exister les personnages. Sancho Pança, si beau et si plein d’humanité dans le roman, est interprété par un Dorville pour le moins peu crédible. Don Quichotte a tout de même inspiré à Pabst une poignée de plans beaux et expressifs.

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