Une aussi longue absence (Henri Colpi, 1961)

Une femme retrouve un homme qui avait été envoyé dans les camps.

Artificiel, lourd, prétentieux, mortellement ennuyeux à force de lenteur affectée, encore plus ridicule qu’un sketch des Inconnus sur le cinéma d’auteur. L’occasion de vérifier:
1. que l’engouement d’un temps (ce navet reçut la palme d’or et le prix Louis-Delluc) n’est pas toujours destiné à passer à la postérité. Les snobs qui se croient fins en portant aux nues des impostures telles que Weerasethakul ou Sokourov feraient bien d’en prendre de la graine.
2. que Marguerite Duras, qui a écrit le film et qui a marqué chaque dialogue de son navrant sceau, est peut-être ce qui est arrivé de pire au cinéma.
Reste la chanson composée par Delerue et chantée par Cora Vaucaire. Elle est jolie mais elle se passe très bien du film.

2 commentaires sur “Une aussi longue absence (Henri Colpi, 1961)

  1. Je viens de découvrir (grâce à Zoom Arrière) cette notule assassine. Je ne suis pas d’accord avec ton premier paragraphe (encore que Sokourov m’ennuie parfois) )mais j’applaudis à deux mains le deuxième (avec une seule exception : « Hiroshima mon amour » parce que c’est Resnais qui est aux commandes

  2. Une aussi longue absence c’est justement un très mauvais décalque de Hiroshima mon amour (film que j’aime bien)

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