L’assoiffé (Guru Dutt, 1957)

En Inde, un poète se heurte au mépris de ses frères, des femmes et des éditeurs…

L’assoiffé est une production de Bollywood transfigurée par la brûlante sincérité de son réalisateur. Comme pour plusieurs films hollywoodiens contemporains, on peut parler dans ce cas de film d’auteur né au sein de l’industrie tant l’implication de l’acteur/auteur/producteur/metteur en scène qu’était Guru Dutt est manifeste. L’assoiffé est certes un film boursouflé, composite voire confus du fait du manque de netteté de plusieurs transitions mais il est parsemé de séquences que la totale virtuosité de Guru Dutt irrigue d’un lyrisme irrésistible. Quelques bonnes chansons, une lumière aussi sophistiquée que celle d’un Josef Von Sternberg, le visage sublime de Waheeda Rehman et les mouvements langoureux de la caméra sont autant de qualités qui, en l’incarnant avec une grande puissance expressive, font parfois oublier le schématisme du récit.

3 réflexions sur “L’assoiffé (Guru Dutt, 1957)

  1. Chef d’œuvre d’une beauté époustouflante ! Le thème de l’artiste contre la société est, certes, un peu schématique mais Guru Dutt lui donne une incroyable puissance lyrique (par la lumière, les mouvements de caméra, le vent dans les cheveux de l’héroïne…)

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