L’Amour en première page (Love is news, Tay Garnett, 1937)

Une héritière lasse de voir sa vie amoureuse étalée en première page des journaux fait croire qu’elle va se fiancer avec un reporter.

Dans la meilleure tradition de la comédie américaine, la fantaisie la plus débridée irrigue un récit construit avec la plus parfaite des rigueurs. Le cinéaste met en scène avec un égal brio un passage comique frisant l’absurde tel celui où les deux personnages se retrouvent en prison et le moment décisif où l’inévitable coup de foudre a lieu. De Stepin Fetchit en chauffeur de course (!) à George Sanders en aristocrate décadent, une belle brochette de seconds rôles farfelus colore la mise en scène. Un couple de stars -Tyrone Power et Loretta Young- dont l’immense beauté n’a d’égale que la capacité d’abattage, l’extrême vivacité du rythme impulsé notamment par des travellings aussi rapides que les comédiens et une réjouissante truculence qui rapproche Tay Garnett de Raoul Walsh (le jeu de dames avec des verres d’alcool!) contribuent à faire de Love is news un joyau de la screwball comedy débordant de vitalité. Son talentueux et éclectique réalisateur n’ayant jamais été consacré comme un auteur, ce joyau est bêtement oublié. Merci à l’Action Christine de l’avoir ressorti.

5 commentaires sur “L’Amour en première page (Love is news, Tay Garnett, 1937)

  1. Ah quelle merveille ! Et, oui, ils sont magnifiques à regarder, tous les deux. Et le film est si punchy, sobre, carré! Est-ce bien dans ce film qu’il y a une partie d’échecs sur le carrelage noir et blanc, avec des bouteilles ? Je ne l’ai pas revu depuis mon adolescence.
    Ce film est un doux et inoubliable souvenir. Je l’ai vu à la Cinémathèque française, vers 1978/80… A la fin de la séance, avec ma copine de lycée, on a senti un vague remue-ménage au fond de la salle… C’était inattendu, miraculeux… Mais, incognito et en voyage à Paris, il y avait, assis modestement au dernier rang… Tay Garnett lui-même ! On a été quelques-un à venir parler avec lui un petit quart d’heure… Incroyable.

  2. Le jeu avec les verres d’alcool sur le carrelage est en fait une partie de dames.

    C’est une chance que d’avoir pu rencontrer Tay Garnett qui était d’après Franços Truffaut une personne modeste et charmante.

    Merci de nous avoir fait part de votre souvenir.

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