Donnez-lui une chance (Give the girl a break, Stanley Donen, 1953)

Trois femmes postulent pour être la vedette d’un nouveau spectacle à Broadway.

Give the girl a break est un parfait petit musical de la MGM. La rigoureuse convention de l’intrigue est vivifiée par l’extrême dynamisme de la mise en scène. Voir entre autres l’allégresse quasi-ophulsienne des mouvements de caméra. La fraîcheur et l’inventivité des musicals du jeune Stanley Donen (il n’avait pas trente ans) font de ceux-ci les films les plus proches de l’esprit de la Nouvelle Vague parmi ceux tournés au sein du Hollywood de l’âge d’or.

7 commentaires sur “Donnez-lui une chance (Give the girl a break, Stanley Donen, 1953)

  1. J’adore l’énergie, la vie, le vif, la pétulance naïve de ce film ! J’ai été heureuse de le retrouver en DVD. La première fois, il y a longtemps, au cinéma, je n’avais pas remarqué, dans le ballet des ballons, le ‘truc’ de faire tourner la caméra à l’envers… Du coup, avec le lecteur de dvd, je me suis amusée à faire l’inverse. C’est très visible quand on sait.
    Sauf erreur, dans le ballet final (le rose), en arrière-plan, on voit, très vite, George Chakiris, parmi les boys. Ai-je rêvé ?
    Et puis, décidément, Bob Fosse est meilleur danseur que metteur en scène !
    Houlà, je sens que m’arrive une volée de bois vert…!

  2. Ah oui, chorégraphe, d’accord. Mais alors il y a longtemps.
    Et metteur en scène à Broadway, aussi, probablement. Quoique….! J’ai vu au Palais des Congrès « All singing All dancing », un spectacle qu’il avait mis en scène à NY et présenté en tournée en Europe. J’avais été horriblement déçue.
    Quant aux films… Hum….
    Sweet Charity est plutôt in-regardable aujourd’hui. Cabaret est affreusement lourd et ennuyeux. All that jazz assez prétentieux et complaisant. Je n’ai pas vu Lenny mais je lui laisse le bénéfice du doute.
    Bon. Il reste quoi…?
    Ma foi, Bob Fosse qui danse dans ‘Give a girl a break », Bob Fosse dans « My sister Eileen », Bob Fosse dans « Kiss me Kate » où il danse un des numéros les plus sexy que je connaisse en comédie musicale , avec Carol Haney (l’assistante de l’ombre de Gene Kelly)… Houlà, mais c’est déjà magnifique tout ça! Non?
    J’adore Bob Fosse!
    Le danseur.
    Et le chorégraphe.
    Toujours d’accord.

  3. Il reste Star 80, sorte de thriller basé sur un fait divers sordide dont j’ai un très bon souvenir.

    D’accord avec vous sur Cabaret…
    Mais pour ma part j’aime beaucoup All that jazz même si je conçois qu’on puisse le trouver prétentieux, car plus signifiant et plus ouvertement réflexif que les musicals des années 50.
    All that jazz est un peu à The band wagon ce que le déplaisant Little big man est à La prisonnière du désert. Je comprends donc qu’une amatrice de comédies musicales aussi éclairée que vos messages le laissent penser ne l’aime pas.

  4. Justement, je n’aime guère le plus « ouvertement réflexif » en général. Je préfère qu’on parle de la profondeur des choses par la bande, mine de rien. Sinon ça devient de « l’idée en demonstration ». Je n’ai aimé que Roy Scheider dans All That Jazz, et un acteur ne suffit pas à faire un film, n’est-ce pas. Et sûrement que Lenny tient grâce à Dustin Hoffman.
    Alors, « Star 80″… Je l’ai vu à sa sortie. Quasiment aucun souvenir. Juste la sensation de ces maniérismes du début des années 80, blablas, hystérie dans les coins, la fille qui pleure avec son rimmel, tout ça. Mais je demande à revoir.
    J’avais aimé Little big man. J’avoue que je l’ai laissé en cours de route lors d’une re-vision à la télé, mais, bon, la télé ça provoque des fois des réactions comme ça. Alors , là aussi, je demande à revoir vraiment.
    Ce n’est pas exact, il me semble, que les comédies musicales des années 50 sont moins signifiantes. Elles ont juste le bon goût de s’arrêter au seuil du narcissisme des auteurs. Sinon, elles parlent toutes, et souvent très bien, de plein de choses profondes: la création, la perfection (comment l’atteindre ou pas), la mise en abyme, l’apparence, la réalité derrière le miroir, le temps qui passe, etc etc…

  5. En plus, j’avais dans l’idée que Star 80 était de Peter Bogdanovitch… et pour cause !

  6. Mais je suis tout à fait d’accord avec vous sur l’évolution, pas forcément louable, du cinéma entre les années 50 et les années 70.

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