Bannie du foyer (Raffaello Matarazzo, 1950)

Une jeune femme qui s’est enfuie de chez ses parents voit son fiancé emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis…

L’accumulation de malheurs qui s’abat sur l’héroïne a quelque chose de surréaliste. L’archaïsme du mélo se traduit également dans la caractérisation des personnages : manichéenne et sans nuance. A ce niveau-là, d’autres mélos de Matarazzo -tel L’intruse– étaient bien plus complexes. Dans Bannie du foyer, les caractères sont figés et la méchante restera méchante envers et contre tout. Enfin, Yvonne Sanson n’est guère crédible en jeune fille. C’est dommage que le scénario abuse à ce point de la « suspension d’incrédulité » du spectateur car le talent du metteur en scène s’épanouit dans de belles séquences pleines de pureté naïve, tel celle du mariage en prison. La participation du grand Roberto Murolo qui joue ici un second rôle insuffle aussi une véritable émotion à plusieurs passages musicaux.

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