Larmes d’amour (Torna!, Raffaello Matarazzo, 1953)

Un riche oisif ne recule devant rien pour ébranler le mariage d’une amie d’enfance dont il est resté amoureux…

La première partie du film est assez terne (sentiment renforcé par des couleurs fadasses). En pilotage automatique, Raffaello Matarazzo se contente d’illustrer une intrigue peu surprenante. Qu’Yvonne Sanson soit l’objet d’âpres disputes entre mâles est toujours aussi difficile à imaginer pour le spectateur normalement constitué. Cependant Larmes d’amour décolle lorsque le mari joué par Amadeo Nazzari se met à croire à l’infidélité de son épouse. Le film prend à ce moment toute sa dimension mélodramatique. S’enchaînent alors -avec une précision qui n’a pas toujours été de mise chez l’auteur du Navire des filles perdues– des péripéties extraordinaires (sublime personnage que cette mère endeuillée complètement folle!) mais plus vraies que le conventionnel début à travers ce qu’elles révèlent sur la foi en l’autre comme socle nécessaire à l’amour. Pas mal.

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