Avanti (Billy Wilder, 1972)

Un grand patron américain débarque à Naples pour récupérer le cadavre de son père mort en vacances.

Le film raconte comment, au contact de la fameuse dolce vita ainsi que de la fille de la maîtresse de son père, sa carapace de patron insensible et toujours pressé va se fissurer. Evidemment. Le trait de Wilder et Diamond est ici particulièrement caricatural -plus proche de Irma la douce que de La garçonnière. Plusieurs péripéties exploitant le pittoresque des Italiens du Sud selon Hollywood délayent inutilement la dramaturgie (le film dure plus de 2h15, ce qui est beaucoup pour une comédie) et Jack Lemmon grimace plus que jamais. Cependant, le sens comique des auteurs continue de faire souvent mouche (toute l’introduction est fabuleuse) tandis que, sachant aller au-delà de la satire pour rendre ses deux personnages principaux attachants, le cinéaste s’est ménagé quelques moments de grâce: ainsi la caméra s’attarde sur la jeune fille restée dans la chapelle ardente au bord de la mer après que tout le monde en soit parti; plan magnifique s’il en est.

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