The plague dogs (Martin Rosen, 1982)

Deux chiens s’évadent d’un laboratoire d’expérimentation animale…

C’est toujours facile d’apitoyer le chaland avec des chiens anthropomorphisés. Prêter au meilleur ami de l’homme conscience et sentiments redoublera évidemment l’empathie du spectateur lorsqu’il se fera pourchasser. Mais pour ne pas se limiter à la traduction sur celluloïd des fantasmes de son auteur, fantasmes qui a priori n’ont pas plus d’intérêt que ceux de ma boulangère, un artifice aussi criant doit, dans une certaine mesure, parler des hommes (exemple: l’anthropomorphisme des fabulistes) or ici, ce n’est pas le cas. La « noirceur » tant vantée par les thuriféraires de ce dessin animé n’est sous-tendue par aucune vision du monde un tant soit peu conséquente. En cela, cette noirceur apparaît aussi nulle et non avenue que l’optimisme d’un Disney. Ce sont les deux faces d’une même pièce. Le contexte dans lequel sont décidées les expériences n’est pas assez précis pour insuffler une quelconque dimension politique au film.

En plus d’être étriqué, le récit se déroule suivant un programme inébranlable et peu surprenant. Malgré de belles idées de narration (l’utilisation de la voix-off notamment), la technique très rudimentaire -les zooms sont la principale source de mouvements de la mise en scène- accroît l’ennui. Je ne nie évidemment pas la tristesse de quelques scènes glauquissimes. Mais qu’y a-t-il derrière ces sensations, sensations de surcroît déplaisantes? D’où ont voulu en venir les auteurs? Quel est le sens de cette sinistre parabole? je ne l’ai trouvé ni dans le film ni dans aucun des papiers enthousiastes écrits à l’occasion de la ressortie du film l’année dernière que j’ai pu lire.

2 commentaires sur “The plague dogs (Martin Rosen, 1982)

  1. Bonjour,
    J’ai vu que vous étiez un cinéphile compulsif, et je me permets de vous écrire.
    En effet, je cherche désespérément le titre d’un film des années 70-80.
    La scène clef : le héros (j’ai toujours pensé à Alain Delon, mais apparemment pas…) parvient à échanger sa photo avec celle du traître. Les deux vont au cinéma, assis côte à côte. Un tueur abat par derrière, avec un fusil silencieux, le traître, dont il dispose de la photo…
    Cela vous dit-il quelque chose ?
    Si oui, merci de me contacter, je vous en serais très reconnaissant.
    SZ.

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