Ils n’ont que vingt ans (A summer place, Delmer Daves, 1959)

Un couple de déclassés américains accueille dans leur résidence transformée en hôtel la famille de leur ancien maître-nageur qui a depuis fait fortune. Les deux familles ont des enfants en âge d’aimer…

Premier des quatre mélodrames sur la jeunesse écrits, réalisés et produits par Delmer Daves, A summer place accumule les péripéties feuilletonesques à la limite de l’invraisemblable mais séduit par la relative franchise avec laquelle il traite du sexe ainsi que par le lyrisme de son style. A l’image de ce que faisait Douglas Sirk à Universal, la mise en scène est ainsi somptueuse: couleurs flamboyantes, musique magnifique de Max Steiner (dont le disque cartonna), ampleur des cadrages insérant les personnages dans un décor naturel qui reflète leurs tourments à la façon de la plus belle tradition expressionniste. Avec candeur et magnificence, Delmer Daves arrive à nous faire prendre au sérieux les drames sentimentaux de ses protagonistes, insufflant même à certains endroits de son mélodrame des accents tragiques. Il rend sensible le poids de la fatalité parentale qui pèse sur les deux jeunes héros. La distribution de ce joyau du genre « mélodrame flamboyant » est dominée par l’excellent Arthur Kennedy.

2 commentaires sur “Ils n’ont que vingt ans (A summer place, Delmer Daves, 1959)

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