Manille (Lino Brocka, 1975)

Un jeune paysan arrive à Manille pour retrouver sa jeune fiancée emmenée à la ville par une dame louche.

Mélodrame romanesque dans les bidonvilles philippins. C’est la foi dans de bons vieux archétypes romantiques insérés dans un terrible contexte social présenté de façon quasi-documentaire qui fait tout le sel de Manille. La violence exacerbée et la brusquerie des raccords, à la Fuller, n’ont d’égale que la sublime douceur du visage de Hilda Koronel. La brutalité de l’action* est contrebalancée par une narration volontiers digressive qui, comme le titre l’indique, fait la part belle à l’exploration des bas-fonds de Manille. Plus saisissante que jamais, la critique sociale de l’auteur est parfaitement fondue dans le moule du mélodrame. Dur, lyrique et splendide.

 

*un making-of projeté après le film a montré que les normes de sécurité sont (étaient ?) de toute évidence moins contraignantes aux Philippines qu’à Hollywood

4 commentaires sur “Manille (Lino Brocka, 1975)

  1. J’aimerais beaucoup voir ce film ainsi que revoir Les insoumis, un des films les plus brutaux et vrais qu’il m’ait été donné de voir (souvenir d’il y a presque trente ans)

  2. Les insoumis, je ne connais pas, je vais me mettre en quête du film.
    de Lino Brocka, J’ai également vu Insiang, génial comme du grand Fuller.

    Bonne année Eric

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