Femme d’une nuit (Yasujiro Ozu, 1930)

Le père d’un enfant malade commet des vols à main armée…

Cela commence comme un polar nerveux avant de bifurquer, par retournement dialectique, vers le mélo. L’influence du cinéma américain, évidente aussi bien dans le découpage alerte que dans l’intrigue chaplinesque, est revendiquée par les auteurs puisque l’un des aspects les plus originaux de cet exercice de style sentimentalo-policier emballé avec brio et justesse par le jeune Ozu (qui utilise ici beaucoup de travellings, latéraux surtout, mais qui a déjà le sens du détail symbolique tel qu’en témoigne tout le jeu autour des menottes) est l’abondance des affiches d’Hollywood et de Broadway dans l’appartement du héros, décoration qui suggère, de même que son chapeau mou piqué aux films de gangsters, qu’il a commis son larcin autant par amour que par immaturité. Subtil. Tout au plus regrettera t-on une fin languissante.

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