La ruelle du péché (Glory Alley, Raoul Walsh, 1952)

A la Nouvelle-Orléans, le jour d’un match décisif, un boxeur abandonne sa carrière et par là-même se fâche avec son entraîneur qui devait être son futur beau-père.

Dans cet univers de boxeurs, de jazzmen et de danseuses, Raoul Walsh est comme un poisson dans l’eau. Néanmoins, cette Nouvelle-Orléans recréée dans les studios de la MGM garde un aspect foncièrement artificiel en dépit des velléités d’authenticité. Ainsi, les interventions de Louis Armstrong, jouant un personnage secondaire ne rechignant pas à pousser la chansonnette, sont plaisantes mais relèvent d’un folklore très décoratif (rien à voir avec les délires de Stepin Fetchit dans Le soleil brille pour tout le monde). L’épatante concision du film (c’est dingue tout ce qui arrive au héros en 80 minutes) s’avère parfois asphyxiante. Plus de développements n’aurait certainement pas nui à la crédibilité d’un scénario parfois tiré par les cheveux. Glory Alley reste un film d’une jolie vitalité, mélangeant les tons et les genres avec une aisance typique de son réalisateur. Il y a des moments d’une amertume vraie et touchante, tel celui où une jeune fille danse pour un père aveugle ruminant ses regrets sur son piano, et des plans magnifiques, tel celui du départ du héros.

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