La montre brisée (Victor Sjöström, 1920)

Sa famille annule le mariage d’une fille de propriétaire terriens avec son fiancé une fois retrouvé ivre.

C’est la suite de La voix des ancêtres. On retrouve les carrioles, les chapeaux ronds, les mœurs simples et rigides et, globalement, une justesse dans la peinture de la communauté puritaine qui est peut-être une des raisons pour lesquelles la MGM confia au grand cinéaste suédois l’adaptation de La lettre écarlate. Le déroulement du récit est plus attendu que dans le foisonnant précédent volet mais la mise en scène de Victor Sjöström incarne ce récit dans les austères intérieurs scandinaves avec précision et inventivité. Souvent, il restitue les oppositions dramatiques entre protagonistes en découpant l’espace d’une image suivant la profondeur de champ. Dit autrement: le style du maître annonce ici l’antépénultième plan du Parrain.

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