Dernier amour (Dino Risi, 1977)

Un comédien en maison de retraite s’y entiche d’une jeune femme de chambre et s’enfuit avec elle…

Imaginez un remake de A star is born par le Duvivier de La fin du jour. L’amertume de l’oeuvre se traduit parfois par une certaine exagération du trait, tel la caricature du directeur de la pension, dont la méchanceté est assez injustifiée. La représentation de cette pension est grotesque jusqu’au fantastique; on n’est pas très loin de Ames perdues tourné la même année. En revanche, dans la deuxième partie, l’amour paradoxal et ambigu entre le vieux comédien et la jeune fille est dépeint avec une froide lucidité qui n’exclut ni le sordide ni les moments de tendresse, aussi rares soient-ils. Ugo Tognazzi est très bon, comme à son habitude, et Ornella Muti est belle à damner un saint (on ne lui en demande pas plus). Aigre, crépusculaire et inégal, Primo amore, renommé à contre-sens par les distributeurs français, n’est clairement pas la plus séduisante des comédies italiennes mais Risi y démonte l’illusion amoureuse avec une force certaine. A cet égard, la fin est un grand moment de mise en scène.

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