Porto das caïxas (Paulo Cesar Saraceni, 1962)

Une femme séduit des hommes pour qu’ils tuent son mari.

On pourrait croire à une transposition du Facteur sonne toujours deux fois au Brésil mais l’intrigue serait tirée d’un fait divers des années 50. Cette oeuvre emblématique du Cinema Novo est un tel concentré des clichés ordinairement attachés au cinéma d’auteur étranger qu’elle m’a plusieurs fois évoqué le fameux Thérésa des Inconnus. Noir et blanc esthétisant, immoralisme absurde, rythme languissant et monotone, récit étriqué et répétitif, discours politique saupoudré artificiellement, font un film aussi vide que plombant. Mieux vaut revoir Ossessione.

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