The country doctor (Henry King, 1936)

Dans une région reculée du Canada, un médecin de campagne lutte contre la diphtérie, tente d’obtenir des crédits pour un hôpital et met au monde des quintuplés.

Entrepris pour exploiter l’engouement autour des soeurs Dionne, The country doctor s’avère un bon film qui reflète bien la sensibilité de son réalisateur, Henry King. Les trois quarts du métrage sont ainsi consacrés à la ténacité du médecin de campagne se battant pour les patients de son village reculé. La simplicité du ton, l’élégance des instants les plus dramatiques, la sobriété des acteurs (Jean Hersholt est aussi bon qu’un Victor Moore) et la fine critique de la médecine de classe en font un joli parangon de cinéma humaniste. Seule la dernière partie, s’appesantissant longuement sur les bébés qui par ailleurs résolvent miraculeusement le drame creusé auparavant, apparaît comme regrettable: même s’il est probable que ce cher vieil Henry King n’avait guère l’âme d’un révolutionnaire et croyait lui-même aux miracles réconciliateurs, il eût été judicieux de souligner l’ironie de la situation plutôt que d’en rajouter dans l’édification à travers le discours final du docteur.

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