La vierge du Rhin (Gilles Grangier, 1953)

Après la guerre, un prisonnier revient à Strasbourg récupérer l’entreprise de navigation fluviale dont il a été floué par son épouse et son associé.

Pour un film écrit par Jacques Sigurd, la noirceur est moins systématique qu’on ne pourrait le craindre. En effet, la conduite des personnages est globalement vraisemblable voire nuancée. Ainsi, l’ami qui a trahi se révélera timide dans l’abjection tandis que, si la femme est aussi salope que dans Manèges, les détours du récit la conduisent à s’allier provisoirement avec le héros. Bifurcation narrative qui, soutenue par la classe naturelle de Elina Labourdette, a le mérite d’être un peu surprenante. Les acteurs, dont on sent que Gilles Grangier a évité qu’ils ne caricaturent des personnages taillés à la hache, sont tous bons. Gabin est bien, de même que la trop rare Andrée Clément. Le cinéaste, dont c’est la première collaboration avec la star, exploite habilement les décors de ports, navettes fluviales et demeures bourgeoises. Bref, La vierge du Rhin est un film routinier mais de bonne tenue.

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