Le lâche (Satyajit Ray, 1964)

En attendant que sa voiture soit réparée, un scénariste se voit offrir l’hospitalité par un homme qui a épousé son amour de jeunesse.

Attentif à la crispation d’un visage, à la sollicitude d’une main sur l’épaule ou à la tristesse voilée d’un regard hiératique, la souple caméra de Satyajit Ray restitue la complexité des arcanes du coeur humain et la mélancolie d’un homme réalisant qu’il n’y a pas de deuxième chance en amour avec une précision et une subtilité dignes de Tchekhov; ce d’autant que l’unité de temps et la brièveté du métrage confèrent au Lâche la concision d’une nouvelle. Madhabi Mukherjee est sublime.

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