Le lâche (Satyajit Ray, 1964)

En attendant que sa voiture soit réparée, un scénariste se voit offrir l’hospitalité par un homme qui a épousé son amour de jeunesse.

Attentif à la crispation d’un visage, à la sollicitude d’une main sur l’épaule ou à la tristesse voilée d’un regard hiératique, la souple caméra de Satyajit Ray restitue la complexité des arcanes du coeur humain et la mélancolie d’un homme réalisant qu’il n’y a pas de deuxième chance en amour avec une précision et une subtilité dignes de Tchekhov; ce d’autant que l’unité de temps et la brièveté du métrage confèrent au Lâche la concision d’une nouvelle. Madhabi Mukherjee est sublime.

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4 commentaires sur “Le lâche (Satyajit Ray, 1964)

  1. Je vous suis depuis plusieurs années mais je crois que c’est la première fois que je laisse un commentaire.
    Je tiens à vous remercier de m’avoir donné envie de voir Le lâche et Des jours et des nuits dans la forêt. Sans vos articles je ne serais pas aller vers ces films qui ne sont pas les plus célèbres de Ray (vous m’avez aussi servi de guide pour Mizoguchi).
    Je viens de voir Le lâche, et j’avais beau avoir une idée de la manière dont les choses allait tourner, j’ai quand même été « scotché » par la fin.

    • Bonjour patertaciturnus,

      Merci pour ce message. Un lecteur me signifiant que grâce à moi, il a découvert des films qu’il a aimés me fait un des meilleurs compliments que je puisse imaginer.

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