Laughter (Harry d’Abbadie d’Arrast, 1930)

Une chercheuse d’or mariée à un millionnaire s’entiche d’un jeune pianiste…

En dépit d’un rythme pâteux typique des débuts du parlant, Laughter s’avère merveilleux. Certains historiens du cinéma en font la première des grandes comédies américaines de l’âge d’or mais le comique reste assez discret. Quant à l’émotion, elle n’est pas que sous-jacente tel qu’en témoigne le très surprenant suicide. Si Harry d’Abbadie d’Arrast préfigure ici Frank Capra et Leo McCarey, c’est grâce à l’originalité du ton avec lequel il transfigure son intrigue canonique. Chaque personnage est montré avec une empathie et une hauteur de vue qui l’arrachent à son rôle conventionnel pour le restituer dans une humanité pleine et entière. A elle seule, la délicatesse du découpage nuance et approfondit le sens de plusieurs scènes. Ainsi le gros plan sur le bracelet qui charge le happy-end d’une insondable mélancolie…

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