Le jour et l’heure (René Clément, 1963)

Pendant l’Occupation, une grande bourgeoise est amenée par un concours de circonstances à aider des aviateurs américains.

Dans ce bref synopsis, la locution importante est « concours de circonstances ». La vision de la Résistance est ici à l’opposé de la solennité d’un Melville. Les détails concrets qui montrent tout le caractère laborieux et hasardeux du travail clandestin (liaisons, planques, interrogatoires, fuites préparées) sont ce que Le jour et l’heure contient de plus réussi et de plus intéressant. Malheureusement, Roger Vailland a également insufflé à cette rencontre entre la Française et l’Américain un improbable parfum romanesque que la rigidité appliquée de René Clément, pas aidé par le médiocre Stuart Whitman, échoue à rendre convaincant. Par ailleurs, de regrettables conventions (la sale gueule du gestapiste) subsistent et achèvent de transformer la volonté de réalisme en velléité.

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