Spetters (Paul Verhoeven, 1980)

Dans la banlieue de Rotterdam, une vendeuse de frites avide de s’élever socialement s’intéresse à trois copains dont un jeune champion de motocross.

Force est de constater que la générosité romanesque de la narration et la puissance vitaliste de la mise en scène l’emportent face à la laideur délibérée du décor, de la lumière, des acteurs, de la musique, des images de sexe parfaitement gratuites et des consternants clichés (l’homo refoulé qui s’accepte grâce à un viol) qui sous-tendent une Weltanschuung ne déviant jamais de son cynisme programmatique. Pas sûr toutefois que Spetters supporte une révision.

Advertisements

Un commentaire sur “Spetters (Paul Verhoeven, 1980)

  1. 100% d’accord avec ça. Film qu’on a envie d’arrêter en le commençant (en effet, tant par la sociologie que par la laideur, on se dit qu’on va vivre un supplice), et qu’on a pas spécialement envie de revoir après-coup (pas de souvenir de scènes que j’aimerais me repasser), mais qui emporte avec un élan surprenant à la vision, un peu comme un ado énervant et bête qui aurait malgré tout pour lui la vitalité rayonnante de son âge. Le je-m’en-foutisme moral de Verhoeven est lui aussi déjà assez saisissant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s